Un pays qui perd de son influence dans le monde, et même au sein de l’Europe ! un couple Franco-Allemand dont les intérêts divergent. Une Europe qui s’agrandit tellement vite que l’esprit du libre échange devient un handicap. Un espace Schengen qui devient une voie d’entrée pour l’immigration illégale.
Un gouvernement qui est mis en place avec beaucoup de difficultés, car issu d’une élection qui n’a révélé aucune majorité, et qui est déjà contestée avant d’avoir pris la moindre décision. Une gauche modérée qui parle de voter une censure du gouvernement. Une épée de Damoclès brandie par le Rassemblement National s’il n’est pas entendu. Une majorité Présidentielle qui s’effrite, dont les alliés historiques doutent et souhaitent un autre gouvernement !
Un tissu d’entreprises qui se battent pour leurs survies cumulant les charges trop élevées, des difficultés de recrutement, des salariés dont la motivation principale semble être de pointer au chômage, et des marchés très concurrentiels et instables. A ces différents points, il faut ajouter une pression règlementaire que ce soit au niveau social, fiscal, environnemental…
Les salariés, qui malgré leur travail n’arrivent plus à joindre les deux bouts, ou s’ils y arrivent, c’est grâce à des bons d’achats distribués par un gouvernement qui ne comprend pas qu’une vision d’avenir est nécessaire pour envisager de s’investir ou d’investir. Il semble tellement plus simple d’être au chômage et ainsi avoir le temps de gagner le complément d’argent nécessaire et défiscalisé. Des jeunes qui ont un métier en main, mais qui ne veulent pas l’exercer. Des artisans qui ne prennent plus le temps, ou ne l’ont plus pour former des apprentis. Des entreprises qui, pour garantir leur pérennité, n’embauchent plus mais font appel à des auto-entrepreneurs, au risque de voir requalifié leur partenariat. Et ainsi de suite, nombre d’exemples qui démontrent que l’avenir fait peur…
De jeunes cadres qui, n’ayant plus de vision claire de leur avenir, préfèrent aller au plus vite, au plus rentable immédiatement, quitte à partir à l’étranger. A quoi leur sert il de cotiser à des caisses de retraites lorsque rien ne leur garantit une retraite en son temps ?
Il en est de même pour beaucoup de jeunes, quels que soient leurs niveaux d’étude : c’est la génération Z.
En quoi les instances territoriales peuvent participer à cette reprise de confiance en soi dont les acteurs de l’économie ont besoin, qu’elles soient locales, départementales, régionales ? quels rôles doivent jouer les syndicats professionnels, les instances consulaires ?
Nos forces vives ont besoin d’une stabilité, déjà compliquée dans un monde où les équilibres que nous connaissions sont en cours de fissuration.
Il faut donc en finir avec le « en même temps » pour un « battons-nous ensemble pour redresser notre pays ».
Christophe Monier
Délégué départemental du Loir-et-Cher


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