L’intelligence artificielle entre opportunités et menaces

La révolution technologique atteint un nouveau cap avec l’intelligence artificielle. Ce que l’on résume communément par « un ensemble de théories et de techniques visant à réaliser des machines capables de simuler l’intelligence humaine » est une prouesse qui subjugue et fait rêver à coup de centaines de milliards. S’il est certain qu’elle s’impose par la puissance de ses capacités dans tous les domaines qui font appel à l’intelligence humaine, il faudra encadrer cette nouvelle ruée vers l’or, un marché où les joueurs malchanceux seront nombreux et souvent poussés à la ruine par des dépenses  gigantesques.

Parallèlement à ces exploits, il se trouve encore trop des personnes exclues de notre économie. L’automatisation du quotidien d’un individu est déjà une véritable plaie. Gare à ceux qui ne suivent pas intellectuellement ou encore moins financièrement. Quid des personnes ayant un handicap physique, ces derniers ont encore de nos jours beaucoup de mal à s’intégrer dans leur quotidien par manque d’investissements. 

La folie dépensière pour une technologie énergivore et aux impacts méconnus ne doit pas se faire au dépend d’une société déjà très fragilisée par les diverses crises. 

Le danger de ces technologies est qu’elles exigent de moins en moins de réflexion de la part des utilisateurs. L’être humain devient de plus en plus bête, quelque part réduit à être manipulé par des algorithmes qui calculent et le poussent toujours plus dans son prochain reflex.

Ces IA sont orientées et influencent l’utilisateur à son insu.

Certains vont même jusqu’à dire que le risque que ces IA deviennent autonomes et échappent à leur créateur. Des chercheurs travaillent à une automatisation toujours plus grande qui se fait sans aucun état d’âme de la machine : le but recherché étant pour elle de savoir toujours plus se développer tout en éliminant de son chemin tout ce qui pourrait l’en empêcher. 

La question de la soutenabilité est écologique mais aussi financière. Ces technologies hautement gourmandes en énergie, en matières premières et matière grise seront réservées à ceux qui pourront s’en payer les services. L’ écart social que nous connaissons entre les riches et les pauvres, se fera également au regard de ceux qui ont les capacités technologiques et ceux qui ne les ont pas. Ces derniers seront très largement dépassés, dominés et toujours plus soumis.

Ces technologies appelleront toujours plus d’innovations qui contrôleront toujours plus nos vies.  Ces progrès sont nécessaires à la rémunération sur les marchés financiers de ces entreprises. La Chine avance avec des coûts nettement inférieurs mais jusque-là il n’y a pas eu de garde-fous à cette évolution.

Le risque est financier car les retours sur investissements se font attendre. Ces sociétés de la tec sont trop fortement valorisées. Même si les premiers financements sont connus aux États-Unis, les deux tiers des fonds doivent encore être trouvés. En Europe, des pays partenaires se sont associés mais la voilure est bien inférieure. 

Il faut comprendre que le coût de ces innovations engage toute la finance mondiale. A la moindre contrariété ou simplement à la moindre panne, c’est tout le secteur de la finance qui tremble. 

Dans une société qui veut dépendre entièrement de ces machines robots, c’est le chaos assuré en cas de paralysie du système. 

Cet argent nous manque cruellement à tellement d’endroits, qu’à force de tant de saignées, nous devrons abandonner beaucoup trop de monde sur cette route.

Le risque écologique doit être maîtrisé car l’utilité de ces technologies peut se limiter à certains domaines et ne pas être généralisée. 

Les apprentis sorciers devront veiller au respect de notre civilisation dans laquelle de grands progrès pourront être apportés, bien au-delà de nos capacités humaines. Mais attention aux fragilités de la structure !

Marie Bresse 

Image créée avec l’intelligence artificielle (Le chat)


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